29 mars 2011

Bulusan Lake

Pour rejoindre notre prochaine destination, nous prenons une jeepney... bondée, qui oblige Laurent à monter à l'arrière, sur le marchepied. Une occasion de voir du paysage!


Aux Philippines la route, petite ou grande, et l'endroit où tout se passe ; bordée de maisons et de sari-sari (petites échoppes), l'asphalte permet de faire sécher son grain, ses fruits et poissons, ainsi que les produits tressés. C'est aux véhicules de les éviter!

Chapeaux de paille et ???
Une dame à l'extrême gentillesse nous invite dans sa maison et nous propose un snack. Nous discutons et apprenons qu'elle a vécu en Amérique avec son mari.

Nous continuons notre route jusqu'au parc...
(les distances sur les panneaux sont en miles)
Le parc abrite un lac, dont il est possible de faire le tour. Mais comme beaucoup d'endroits aux Philippines, il faut prendre un guide afin de parcourir les 3 petits kilomètres autour du lac (au cas où l'on se perdrait, qui sait...).

Au milieu de notre balade (guidée, bien sûr), nous découvrons en même temps que le guide (sic) que le niveau de l'eau est trop élevé et qu'on ne peut passer sans maillot de bain ; à la suite de quoi Marine a commencé à expliquer au guide qu'en tant que guide, il aurait du être au courant. S'en est suivi une séance un peu pathétique où le guide explique qu'ayant quitté l'école, il n'est pas très cultivé, et qu'hier le chemin était praticable. Et de lui expliquer qu'hier était hier et qu'aujourd'hui est un autre jour ; qu'il est 16h et qu'il avait eu toute la journée pour vérifier l'état du lac ou s'informer auprès d'autres guides.

Cet épisode est vraiment insignifiant dans notre voyage mais malheureusement le reflet des Philippines ; beaucoup de bureaucratie, de papiers et de frais, taxes et permis payants à obtenir, pour un service parfois à la limite de l'acceptable. D'où l'obligation d'adopter une position inhabituelle en occident : ne pas suivre les règles. Personne n'est d'ailleurs surpris lorsque l'on annonce que l'on ne payera le guide qu'à moitié, puisqu'il n'a fait que la moitié du boulot.

Une bonne rencontre en chassant une mauvaise, nous rencontrons Glenn, jeune homme avenant qui nous parle des arbres de la région et de leur usage. Il nous présente la maison de son oncle, où nous allons loger. C'est une maison sur pilotis, située au-dessus d'un élevage de poissons, que nous avons d'ailleurs nourris.

Séchage de fibres
C'était donc un endroit très calme où l'on pouvait observer nos amis les animaux...
Leur "problème" a tout de même duré trente minutes...
Nous n'avons pu que saluer leur calme en cette délicate situation.
Glenn nous montrera d'ailleurs le lendemain une source d'eau naturellement gazeuse, au goût de banane!
À la source d'eau pétillante de San Roque (sources de Masacrot)