5 juin 2011

Apiculture

Inspection d'une hausse


Petite visite à des apiculteurs, qui ont eu la gentillesse de nous montrer et de nous expliquer le fonctionnement d'une ruche, d'une miellerie, et de nous faire déguster des miels de printemps, d'acacia, de châtaignier de callune...
Mais avant la dégustation, direction les ruches pour une inspection de leur état de santé.




Cadre amovible
Ouvrières au travail, larves dans leur alvéole

1 juin 2011

Ben, l'oncle Soul

Retour à la Ferté-Bernard, pendant le festival Artec (et la coupe de France de robotique).

À cette occasion, un concert gratuit de "Ben, l'oncle soul", qui fit vibrer le parking de la petite ville, au sens propre et au figuré.





26 mai 2011

Mustang et départ

Pour aller faire quelques courses en ville, Minoru m'emmène dans sa Mustang... il n'est pas peu fier de montrer ce que l'on peut s'offrir en travaillant dur, en se levant à 5h du matin et en donnant le meilleur de soi-même. L'一生懸命, la notion japonaise représentant le fait de donner le meilleur de soi-même, a encore frappé.
Les kékés en Mustang!

23 mai 2011

秋津さん

Une partie de la grande famille 秋津:
(avec une woofeuse taiwanaise en prime)
On a beaucoup bossé, un peu visité et pas mal déliré, merci à tous!

22 mai 2011

Concombres

La ferme d'秋津さん contient des serres de tomates, concombres, pastèques, potirons...

L'un des travaux à effectuer, dans la serre des concombres, consiste à abaisser les plants de concombre, car leur croissance effrénée les amène au bout des tuteurs.
C'est un travail qui requiert à la fois délicatesse car la tige peut se casser lors de sa manipulation, et rapidité car il faut répéter l'opération sur les milliers de plants de la serre.
Avant      -        Après

21 mai 2011

Journée à Nagasaki 長崎

Malgré la pousse capillaire intra-craniène due à la soirée trop arrosée de la veille, nous partons en expédition. La petite famille de きょうへい m'emmène à 長崎(Nagasaki), visiter le musée de la bombe atomique et les alentours.
Dégustation de チャンポンラーメン(ramen avec mélange de viande, poisson, légumes)
Une spécialité de Nagasaki!

Vue du jardin Glover
Glover, marchand écossais installé à Nagasaki, s'était construit une confortable bicoque sur une colline de Nagasaki, avec jardins et vue imprenable. Au pays, il était surnommé le "samouraï écossais".

Tortues, carpes et petite fille ;)
Une légende du jardin Glover dit que si l'on trouve les deux pierres en forme de cœur du jardin et que l'on envoie les photos à une personne aimée, l'amour durera toujours...



Enfin visite d'un musée consacré à 坂本龍馬(Sakamoto Ryouma), à son combat pour
On y apprend quelques anecdotes, notamment son goût prononcé pour les femmes...

15 mai 2011

大村、長崎県

Je me dirige chez 秋津さん(la famille Akitsu), pour faire du woofing légumes dans un environnement 100% 日本語(langue japonaise). Je suis accueilli très chaleureusement, et l'on se met au travail dans la minute, car les tomates n'attendent pas.

Signalétique

Au Japon, on rencontre une signalétique claire et efficace :
Mais que veut dire ce dernier pictogramme?

14 mai 2011

Woofing in Zhunan, Miaoli

Le woofing est une formidable expérience pour découvrir l'agriculture biologique et la culture d'un pays. De passage à Taïwan, j'ai eu la possibilité de woofer chez Dennis, à Zhunan (Taïwan).
La ferme de Dennis consiste en un poulailler, hébergeant poules, canards et oies, qui lui fournissent œufs et viande, et quelques petits champs qui permettent de cultiver fraises, ail, poireaux, salades et carottes, entre autres. La méthode de culture de Dennis est naturelle, au sens qu'il essaie de tirer profit de ce que la nature produit, sans chercher des rendements excessifs. Les techniques d'engrais sont à base de compost et de plantes fermentées, et non de produits chimiques. Dennis récupère également les restes de marchés, restaurants et atelier de tofu pour en nourrir ses volailles ; non seulement il réalise une économie substantielle par rapport à de la nourriture achetée dans le commerce, mais son approvisionnement participe au recyclage et au développement durable.
Le travail consiste à nourrir les volailles, et à s'occuper des légumes (plantation, désherbage, arrosage). Dennis adapte les horaires de travail aux heures parfois chaudes du soleil de Taïwan.
Les environs de Zhunan offrent des opportunités de visites lors des temps libres : plage à quelques kilomètres, temples de Shitoushan et brasserie permettent de se distraire agréablement.
Un autre aspect positif du woofing chez Dennis est la nourriture fraîche et vitaminée qu'il sert à table ; variée et relevée, elle accompagne parfaitement le riz et fournit un régime équilibré.
J'invite les voyageurs et woofeurs qui souhaitent visiter Miaoli à se rendre chez Dennis, qui a toujours besoin d'un petit coup de main!

13 mai 2011

Planche à voile

Je profite d'une eau à 27°C et d'un vent de 14 nœuds pour faire de la planche à voile... les dix ans depuis mes derniers essais sont finalement plus proches que je pensais, et j'ai pu me souvenir des conseils avisés de mon papa!

Le vent étant tout de même trop fort pour un débutant, on me passe une planche paquebot et une voile de la taille d'un mouchoir en papier (3,5m²).


Séance photo sur le petit lac, avant d'aller dans le bouillon (les vagues en arrière-plan!)
 Le lendemain on me passe enfin une voile un peu plus grande (4,7m²) mais ça ne permet toujours pas de faire décoller le paquebot...


L'après-midi comporte des moments humides (lors des chutes) et des frissons, pas tant à s'écarter de la plage mais surtout à revenir vers le rivage, vent de côté, surfant sur les vagues... impression de vitesse et frayeur car les vagues puissantes emportent parfois si rapidement ma planche paquebot au point que ma voile ne me porte plus!

Pompe à eau

Inspiré de la pompe à essence, voici la pompe à eau où tout le monde vient faire son plein.

12 mai 2011

Balade éolienne


Taïwan produit l'énergie électrique dont elle a besoin, à base de centrales nucléaires bien sûr (comme tous les pays avancés, situés sur des zones sismiques ou non!), et d'énergie éolienne. La côte ouest de Miaoli County, assez venteuse, participe à cette production.


11 mai 2011

Brasserie, version 2

Nous étions déjà allés à la brasserie "Taïwan Beer" de Zhunan avec Marine ; Dennis nous y avait emmené en guise d'apéro et après quelques trop nombreux verres, nous étions rentrés faire une loooonnngue sieste à la maison en sautant le déjeuner.
Cette fois-ci, nous allons directement au restaurant, où la bière coule à flot, le nombre de bouteilles ne comptant apparemment pas dans l'addition. La coutume de faire 'kanpei' (tiré du japonais kanpai) est bien présente ; à chaque nouvel arrivant, on se regarde droit dans les yeux en vérifiant bien que l'autre vide son verre cul sec. Les 3 ou 4 premiers verres passent bien, la suite est plus difficile. Mais les taiwanais sont sympa, ils me laissent deux minutes pour récupérer avant de me présenter à quelqu'un d'autre. Après tout il n'y a que 8 personnes dans l'équipe!

Après ce repas bien arrosé, mon nouvel ami me fait une visite en bonne due forme de l'usine ; par bonne et due forme j'entends dégustation à chaque endroit où c'est possible, du houblon en pellet à l'embouteillage en passant par les cuves de fermentation. Pour mon papa qui est dans le business de l'embouteillage, ils avaient des machines Innoket de la marque allemande Krones.

9 mai 2011

Woofing Jhunan, le retour



Par hasard, le lieu où je souhaite faire de la planche à voile se trouve à Zhunan, la même ville que la ferme woofing des poulets. Le vent n'étant pas au rendez-vous, je me dois de patienter ; un typhon arrive des Philippines et apportera probablement un peu de vent avec lui. Je décide donc de retourner à la ferme des poulets, et je retrouve la petite famille.

Les mauvaises herbes poussent toujours aussi bien... des gousses d'ail sèchent à l'extérieur, probablement celles que nous avions planté en décembre dernier.

7 mai 2011

National Palace Museum


Le National Palace Museum de Taipei regorge de tous les trésors chinois emportés lors de la fuite du Kuomintang vers Taiwan. Les massifs bâtiments présentent agréablement les œuvres, et un jardin à proximité permet de se ressourcer en y contemplant carpes et cygnes noirs.



Je conseille de visiter le site du musée pour voir les pièces de renommée mondiale qui y sont exposées. De la calligraphie à la peinture de paysages, de la sculpture à la poterie, les différentes époques sont présentées de la civilisation chinoise sont représentées.





6 mai 2011

淡水、Dansui

Wei (Singapour), local, Shelly (Taiwan)


Je profite aujourd'hui de couchsurfing pour rencontrer des touristes qui comme moi souhaitent découvrir Taipei et ses environs. Nous partons pour Dansui...


À Dansui se trouve un fort, ayant servi de prison de luxe à certaines ambassades... et quelques autres bâtiments datant de la même époque.




Certes, le bâtiment est d'architecture européenne...
Enfin ce cliché, preuve supplémentaire de l'indéniable avance de Taïwan sur des pays comme la Chine ou la France! Il n'y a pas que la technologie qui soit en avance, le sens du service est également présent.
Salle d'allaitement dans une station de métro

5 mai 2011

Gantz


Une nouvelle qui fera plaisir aux otaku, l'adaptation filmographique du manga et anime Gantz de 奥浩哉 vient de sortir!

À voir en bande-annonce...

Free aéroport

Free WIFI, free canapé, free toilettes, free électricité... free sleep!

Une nuit à l'aéroport de Taïwan, qui surpasse de loin les hôtels philippins, "for 0 pesos only" !

Petite pub au passage pour The Guide to Sleeping in Airports, qui donne moults conseils sur où et comment dormir dans les aéroports du monde entier. Au passage, l'aéroport de Manille est n°1 en popularité pour le mois d'avril 2011, celui de Taipei n°17. L'aéroport Charles de Gaulle a été élu pire aéroport au monde pour l'année 2010 (avec celui de Beauvais en seconde place!).
Pour avoir pratiqué Manille, je conseille d'avoir un tapis de sol pour s'isoler car il n'y a que du carrelage et les sièges sont pris d’assaut. Et je décerne 4 étoiles à celui de Taipei ;)

4 mai 2011

Philippines

Je quitte les Philippines ce soir. Soyons honnêtes : ce n'est pas le pays que j'aurai le plus apprécié. Outre une ou deux mésaventure matérielle qui ont terni le séjour (vol d'affaires que je n'ai pas évoqués sur le blog, car c'est d'un intérêt limité), le rapport avec les Philippins est difficile. Difficile car l'étiquette, le respect et certaines valeurs sont différentes des valeurs occidentales. Des "hey Joe!" et sifflements intempestifs aux rots en plein visage, des discussions avec des gens ivres aux questions ineptes, je n'ai cessé d'être confronté à une différence de culture plus grande que je ne l'imaginais.
Un matin, assis au milieu de plusieurs jeunes qui avaient fêté toute la nuit et devaient gérer leurs parents ou amis saouls ou ivres de fatigue, je me suis fait la réflexion qu'il n'est pas étonnant que les japonais arrivant aux Philippines se soient sentis un peuple supérieur. Car si la culture, la politesse, le respect, les arts, l'élégance dans le fond et la forme ne sont pas essentiels pour produire sa nourriture et survivre jusqu'au lendemain, ces éléments apportent un cadre rendant l'existence plus douce.

Les Philippines ayant peu de ressources énergétiques, le pétrole est selon moi extrêmement cher : le litre se situe à 60 pesos environ, soit 1 euro. Cela équivaut au coût d'un repas économique (imaginez le litre d'essence en France à 8 €!). De ce fait les transports sont coûteux, et cela se répercute sur le coût de la vie en général ; d'où le fait que les Philippines ne soient plus un pays si bon marché que cela (surtout pour les voyageurs étant passés en Inde auparavant).

2 mai 2011

Une petite ligne pour donner l'adresse du blog d'Anthony, Anne-Laure et Stéphanie : http://lesderoutesontheroad.over-blog.com/

Pinoy, qui êtes-vous?

Après quelques semaines aux Philippines, quelques bonnes lectures sur l'histoire mouvementée de l'archipel et des discussions à cœur ouvert avec des filipins, on se rend compte d'une ambivalence très marquée entre l'envie de partir et la fierté d'être pinoy.

Envie de partir car depuis l'époque de Marcos, de la loi martiale, la corruption n'a de cesse de dégrader les conditions de vie des filipins. La présidence de María Corazon Aquino, première femme présidente et veuve du héro national Ninoy Aquino, n'a malheureusement pas réussi à nettoyer le gouvernement et l'armée de leurs abus de pouvoir.  Les paysans se souviennent douloureusement du comportement de certains militaires, prenant leur nourriture, les battant, agressant les femmes.
Depuis la fin de la loi martiale et l'ouverture sur le monde, les filipins partent en grand nombre travailler à l'étranger ; ils savent donc combien la vie peut être douce et combien il est possible de réaliser ses rêves dans un pays en paix, sans corruption.

D'un autre côté, les filipins n'échangeraient jamais leur nationalité contre une vie plus facile. Ils chérissent leur pays, ses richesses et sa culture. Être pinoy est devenu une marque, que l'on arbore sur des t-shirts aux slogans écrits en anglais ou filipino, et je n'ai jamais vu autant de gens porter des T-shirt au nom d'une plage, ville ou région des Philippines. Même ceux partis à l'étranger semblent garder cette fierté pinoy. C'est un sentiment que je n'avais pas ressenti dans les pays voisins.

Une bande dessinée intéressante mêle ces réflexions avec l'histoire de jeunes gens nés à l'époque de Marcos. Ça se nomme Martial Law Babies et ça se lit d'une traite, comme une bd légère mais profonde, divertissante mais intéressante.

Note : Pinoy est le terme utilisé pour désigner les philippins et les philippines, qu'ils résident aux Philippines ou à l'étranger.

30 avril 2011

Et de 1!

Grâce à l'aide de Gerald, via la gestion du parc, je viens de planter mon premier arbre. En réalité nous en avons planté plusieurs, mais au vu de l'effort de ma part, ça ne compte que pour un!
Un 'maran', tout petit à côté de son tuteur
Le maran est un arbre fruitier originaire du sud des Philippines, au fruit apparemment sucré.

29 avril 2011

Bétel et ananas

Le palmier qui donne les noix de bétel ou moma

Voici à quoi ressemble un arbre donnant des noix de bétel.




















Et voici, pour ceux qui comme moi n'en n'avaient jamais vu, un ananas "sur l'arbre" :

27 avril 2011

Mariage (1) - L'Aller


Je conçois que c'est un peu sombre sur la fin, et que l'on ne voit pas la lumière... c'est l'intention qui compte! Une fois arrivés nous avons mangé, et morts de fatigue nous n'avons pas célébré toute la nuit comme beaucoup l'on fait.

26 avril 2011

Couleur café

Le parc produit principalement du café robusta, et souhaite se tourner vers l'arabica. Il est intéressant de noter que de la récolte des grains à leur mouture, tout est fait à la main : la torréfaction est par exemple effectuée dans un pot en terre, sur feu de charbon de bois. Le "tout machine" n'a pas sa place ici, pas seulement par manque de moyen mais aussi par choix.


24 avril 2011

Julia Campbell Memorial Park

Après quelques recherches sur le woofing aux Philippines, j'entre en contact avec un petit village situé dans les montagnes, qui produit du café. Le café ne poussant pas à découvert mais sous de grands arbres, le parc s'est constitué en agro-forêt, avec l'aide des US Peace Corps.

Ces derniers ont notamment souligné la présence de civettes (anciennement appelé chat musqué), petit animal dont la particularité est de manger les grains de café les plus mûrs ; ne digérant que la chair, on retrouve les grains dans ses fèces qui une fois torréfiées donnent un café au goût délicieux (et qui coûte une fortune). Le village a donc trouvé sa source de revenus.

Je vous invite à visiter le site du Julia Campbell Agro-Forest Park pour en découvrir davantage sur les civettes et le travail de réhabilitation effectué par la famille de Gerald Puguon. Les volontaires sont également les bienvenus!

23 avril 2011

Complainte du voyageur

Pour l'heure, je dois me loger dans la bourgade de Lagawe, où je visite l'un des hôtels les plus miteux et lugubre que j'ai vu aux Philippines. Jusqu'à présent les hôtels que j'ai fréquentés étaient modestes, plus ou moins propres mais dans l'ensemble acceptables. En Asie il suffit en général de demander à visiter la chambre avant de se décider ; cela permet de négocier le tarif ou d'aller trouver son bonheur ailleurs.
Les tenanciers sont en général peu loquaces, peu intéressés par les commentaires de leurs clients, et connaissent la qualité de leur prestation au tarif qu'ils offrent. Le point où je veux en venir est qu'il ne sert pas à grand chose de leur dire que le papier peint est décrépi ou que ceci ou cela mériterait d'être nettoyé. Leur dire déclenche au mieux une grimace ou un grognement de leur part, mais certainement pas de réponse en bonne et due forme et surtout pas d'excuses (dieu que la politesse japonaise me manque!).
Et pourtant, dans un hôtel visité à Lagawe, je n'ai pu m'empêcher de me plaindre. Probablement parce que j'étais un peu cassé par la chaleur, fatigué par la marche pour trouver cette auberge du bout du monde, (dés)orienté par des locaux ne connaissant pas leur propre ville.
J'entre dans l'établissement, cherche parmi les 3 ou 4 badauds la personne susceptible d'être responsable ; je demande à visiter la chambre, et l'on me guide vers le fond de la bâtisse, en passant par un escalier d'autant plus étroit qu'une demi-douzaine d'hommes semblent y jouer un jeu d'argent. Au demi-sous-sol se trouve ladite chambre, dont l'aspect miteux n'est contrasté que par l'obscurité qui l'habite. Un coup d'œil à la salle de bain continue de confirmer l'impression qu'on ne peut ressortir que plus sale de cette pièce, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Une envie de suicide toucherait le plus heureux des hommes s'il était amené à dormir dans cette chambre ; l'énergie qui se dégage de ce lieu est l'énergie du désespoir.
La fatigue m'amène à hésiter une seconde sur le fait de prendre la chambre pour la nuit, quittant le bourg à la première heure le lendemain ; mais pas au tarif proposé, exorbitant pour un endroit si crasseux. Je commence vaguement à négocier... négociation qui se solde par un échec. D'où je prends mon sac et quitte ce tripot, non sans expliquer à la tôlière qu'une piaule sale à ce point ne vaut pas la moitié du prix qu'ils en demandent.
Étant plutôt réservé ce n'est pas dans mes habitudes, mais cette fois-ci, les circonstances l'exigeaient.

22 avril 2011

Banaue

Le nord de Luzon est souvent représenté par la ville de Banaue, associées aux spectaculaires rizières en terrasses. Certaines terrasses - notamment Bataad - sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco.
Taillées dans le flanc de la montagne par les Ifugao il y a 2 000 ans, ces terrasses montent vers le ciel comme les marches d'un gigantesque escalier.



D'un point de vue plus pragmatique, le seul moyen de cultiver dans cette région montagneuse est de constituer des terrasses. C'est pourquoi dès la ville de Baguio, on aperçoit de très nombreuses terrasses où poussent de nombreux légumes. Banaue a fait sa renommée en n'hébergeant que des rizières, ce qui donne des tons verts, jaunes, ou des reflets d'eau selon la saison.

Repiquage en cours

Il est possible de se déplacer "au sec" en marchant sur les murets en terre ou en pierre des terrasses


Terrasse pyramidale

Histoire de tête de lit

Chaque chambre d'hôtel a son histoire, plus ou moins glorieuse... certains mobiliers en sont parfois marqués!
Au vu des dates sur le lit et le chambranle de porte,
 la chambre n'est pas de première jeunesse ;)

Moma spitting area

Mais qu'est-ce donc? Eh bien ce n'est pas l'endroit où les 'mamas' se réunissent pour cracher... car tout le monde crache un peu n'importe où ici, et pas seulement les big mamas.
C'est la zone autorisée pour le crachat d'une noix à mastiquer, le moma. À l'image de la noix de bétel à Taiwan, certains filipins mâchent une noix accompagnée d'une feuille (dont je ne connais pas l'espèce) et de chaux.

Rapidement, les dents, gencives et lèvres du mâchouilleur deviennent rouge pourpre, presque couleur sang. C'est assez surprenant à voir la première fois, comme si la personne saignait de la bouche... sans parler des restes de dents défoncées dont la vue est elle aussi assez repoussante.

(Photo de Jennie Durant, issue de l'article http://www.jenniedurant.com/2007/02/112/, où Jennie raconte son expérience de mâchage de noix de bétel)

Revenons aux crachats et aux traînées rouges déposées sur la route, les trottoirs, murs... les villes essaient de limiter leur propagation, au moyen de ce genre de panneau :


L'hygiène buco-dentaire à encore du chemin à faire en Asie du sud-est...